Travaux liés à l’environnement:
Le site de MEMVE'ELE se situe dans la zone classée "d'usages multiples", à
proximité du Parc national de Campo Ma'an (PNCM). Cette proximité du parc
renforce, de fait, les exigences en matière d'étude et de mesures environnementales
pour le projet et justifie des mesures environnementales importantes.
Le promoteur du projet MEMVE’ELE sera amené à s'intégrer dans le cadre des
concertations créés pour la gestion du Parc national de Campo Ma'an, et à se
concerter avec toutes les parties prenantes.
Le mode de fonctionnement du barrage étant du type « au fil de l'eau » avec une
hauteur utile de 1 mètre pour le réservoir, les impacts en aval du point de restitution
seront vraisemblablement peu sensibles.
Les populations devant être déplacées avec le remplissage de la retenue sont
limitées en nombre. Elles concernent les habitants du hameau de Nkolessong,
regroupant au total 5 familles, soit 30 personnes.
Projet d’accompagnement socio économique (PASEM):
Le Gouvernement du Cameroun a décidé d'adjoindre au projet MEMVE'ELE des
mesures d'accompagnement socio-économique bénéficiant à la population résidant
dans la zone influencée par le projet. Réunies dans un Projet d'accompagnement
socio-économique de MEMVE’ELE (PASEM), ces mesures feront partager les
bénéfices du projet MEMVE’ELE avec la population voisine et contribueront ainsi à la
réduction de la pauvreté dans une zone difficile d'accès.
Le projet vise l'augmentation des revenus et l'amélioration du mode de vie des
populations, par la contribution aux axes principaux de gestion de l'Unité technique
opérationnelle de Campo Ma'an et du Parc national. Il contribuera à l'exploitation
paisible de la production hydroélectrique.
Le PASEM touchera l'arrondissement de Ma'an et la lisière orientale de
l'arrondissement de Campo.
Le PASEM pourra s'appuyer sur l'approche de gestion communautaire des forêts, en
expérimentation, et appuyer les activités de production à la demande des
communautés villageoises, selon un processus de développement local maîtrisé
dans le pays. Il devra être mis en oeuvre suffisamment tôt pour profiter des
débouchés offerts par le projet MEMVE’ELE.
Le coût du PASEM est estimé, à ce stade, à 1,4 milliard de FCFA pour 13 000
bénéficiaires. Les activités seront menées de façon dégressive sur une période de 7 à 10 années. Le financement relève de l'aide publique au développement.
Le PASEM sera mené en étroite concertation, voire mené de façon conjointe avec
d'autres projets de développement éventuellement prévus dans la zone périphérique
du Parc national de Campo Ma'an.
Les routes d’accès et la cité du Maître d’OEuvre
Les travaux pour les routes d’accès au site concernent en premier lieu le tronçon de
la piste actuelle de 110 km de longueur, qui relie les localités de Meyo et
Nyabessan. Cette piste devra être renforcée et élargie pour assurer l’amenée des
engins de terrassement et la circulation correcte des véhicules de chantier. En
particulier les ouvrages de franchissement devront être redimensionnés.
La cité du Maitre d’oeuvre est destinée en phase de construction à accueillir le
personnel en charge du suivi et du contrôle des travaux, puis en phase définitive le
personnel d’exploitation. Elle sera construite à proximité du village de Nyabessan,
dans l’emprise des terrains réservés pour le chantier.
En complément, la réalisation d’une axe nord-sud entre le site de Menvé’Elé et
l’agglomération de Mikomesseng en Guinée Equatoriale constituerait un élément
essentiel pour favoriser l’essor économique de la région. Ce tronçon représente une
liaison routière entièrement nouvelle et son coût doit être ajouté à celui des travaux
connexes d’accompagnement.
Les lignes de transport d’énergie et les postes:
La variante de base est constitué par une ligne de 225 kV reliant le poste de départ
de l’usine hydroélectrique au poste d’arrivé à proximité de l’agglomération de
Yaoundé. La longueur totale du tronçon est de 285 km. C’est sur la base de ce tracé
qu’a été estimé le coût de réalisation des ouvrages d’évacuation d’énergie.
Une variante « ouest » de tracé de ligne peut être envisagée en passant par Kribi et
en allant se connecter sur le réseau au niveau de la centrale d’Edéa. Cette solution
offre le double avantage d’une longueur de ligne inférieure à la variante de base,
associé à la possibilité de desserte des Grands Comptes qui se sont manifestés (en
particulier Hevecam et Alcan).
Son tracé exact devra soit longer, soit traverser du parc national de Campo Ma’an,
ce qui accentue les contraintes environnementales et le coût des mesures
compensatoires associées.
La réalisation d’un tronçon de ligne de 40 km de longueur environ, entre le site et
l’agglomération de Mikomeseng, permettra l’interconnexion avec le réseau de la
Guinée Equatoriale. Cette nouvelle ligne de transport, associé à la liaison routière,
constituerait un élément essentiel pour favoriser l’essor économique de la région.
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