Communiqué final
Les 02 et 03 mars 2006, s'est tenue à Paris au siège du cabinet conseil Coyne et Bellier, la 2ème réunion des co-financiers du projet de l'aménagement hydroélectrique de MEMVE'ELE.
Les travaux ont été co–présidés par le Secrétaire Général du MINEFI, M. Justin Njomatchoua et le Président de la BDEAC, M. Anicet G. DOLOGUELE.
Y ont pris part: les représentants de la BAD, BDEAC, FMO (Pays-Bas), le bureau d'études Conseil Coyne et Bellier, les pré qualifiés à titre de développeur privé potentiels. La BADEA, L'AMGI et CENAINVEST S.A, absents se sont excusés. |
|
Après les échanges fructueux qui ont suivi les présentations, notamment celle sur l'étude de faisabilité du projet d'aménagement hydroélectrique de MEMVE'ELE sur le NTEM, les parties ont recommandé la réalisation du projet par B . O. T. (Build, Operate and Transfer) par un développeur privé à travers une société de construction et d'exploitation du projet MEMVE'ELE (SCEM) dont le seul objet sera le financement de la construction et l'exploitation du barrage avant sa cession à l'Etat qui sera actionnaire minoritaire.
Dans la perspective de rendre le projet viable à travers un prix du Kwh d'énergie concurrentiel par rapport aux besoins potentiels du marché, l'Etat a consenti, dans le cadre de ses missions régaliennes, à prendre en charge sur ses ressources internes et extérieures concessionnelles la réalisation des infrastructures de base et des projets connexes d'accompagnement.
Il s'agit notamment des travaux préparatoires, des routes d'accès, des lignes de transport électrique vers les destinations des grands comptes qui se sont manifestés; le réseau de distribution dans le cadre de l'électrification rurale, le dédommagement des populations riveraines, du PASEM (Programme d'Accompagnement Socio–Economique de l'aménagement de Memve'ele).
Les co-financiers ont encouragé le Gouvernement à poursuivre l'instruction du projet dans l'optique d'un partenariat public-privé. Ils ont également confirmé leur intérêt à suivre le développement du processus de sélection du développeur privé qui sera leur interlocuteur pour la mise en œuvre du B. O. T. et des financements requis. L'Etat devra poursuivre la recherche des financements auprès des bailleurs de fonds pressentis, pour la réalisation des projets connexes d'accompagnement. En outre, les co-financiers ont demandé à disposer dans les meilleurs délais, du rapport final du plan de développement du secteur de l'énergie (PDSE), pour éclairer la pertinence du projet dans la stratégie sectorielle à l'horizon 2015. Il en est de même des études en cours sur l'impact environnemental et social, sur la demande et sur la stabilité des lignes.
Les parties se sont félicitées des avancées faites depuis la première réunion des bailleurs de fonds qui a eu lieu à Yaoundé les 7 et 8 décembre 2005.
Elles se réjouissent de la manifestation de nouveaux intérêts pour ce projet et de la participation effective de nouveaux partenaires au développement.
Enfin, elles ont constaté que la feuille de route adoptée à Yaoundé le 8 décembre 2005 suit son cours normal et se sont engagées à tout mettre en œuvre pour l'aboutissement dans un délai raisonnable de ce projet suivant cette feuille de route.
Fait à Paris, le 03 mars 2006 |